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Un peu de poésie urbaine dans ce monde bien gris avec le court-métrage du photographe Frédéric Leschallier arrivé directement dans notre boite mail. Aérien, transporteur, poétique, urbain, voici les quatre maitres mots qui nous sont venus après son visionnage.

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C’est un peu l’idée de ces grands bâtiments, touchant le ciel, grisâtres, sans vie, surplombant toute la jeunesse qui s’égare sous ces tonnes de béton. Pour certains, le poids social de cet environnement – un peu trop urbain – conditionnera toute leur vie. D’autres apprennent à dépasser cet « univers pesant » à travers une force qu’ils tirent de cette histoire particulière avec cet espace urbain. Cet espace de créativité, de jeu, de solitude, de rencontre. Ces banlieues, associées à la colère sociale, en deviennent un espace de création artistique: graffiti, rap, danses urbaines… des arts urbains qui permettent de réussir au-delà du béton et de profiter de ce que le monde nous offre.

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Chronique urbaine ordinaire montée sur une chorégraphie onirique, ce court-métrage met en exergue le talent de Rachid Youcef, connu aussi comme acteur, et quelque part, un peu de son histoire personnelle. La voix off est assurée par Walther Gallay, chanteur charismatique du groupe Café Bertrand, donnant à la narration une empreinte vocale de velours sur la musique mélancolie de Enoz, compositeur breton.