Quand street art rime avec interactivité et art digital, il faut s’adresser au spécialiste de la matière qui n’est autre que l’artiste italien Verbo. Depuis les années 90, ce jeune artiste de 35 ans cultive une passion pour la peinture classique mais aussi pour la culture de l’électronique.

Très vite, en mélangeant le graffiti, les graphiques et le VJing (performance visuelle en temps réel à travers des animations), il a su se créer son propre style et s’imposer dans le mouvement européen de street art: collaboration avec le fameux PDB crew, expositions mondiales… Verbo désire dépasser l’aspect plus ou moins classique d’un street art ‘figé’ pour y mêler des émotions vivantes et une esthétique que la génération des années 90 a bien connu dans les jeux vidéos ou le bombardement télévisuel de l’époque.

À travers toute une étude de ces évolutions dans notre vie quotidienne, celui-ci a commencé à imaginer des sortes de squelettes d’insectes ‘biochimiques’ luttant chaque jour pour survivre dans un système urbain ‘contaminé visuellement’ par ces insectes. Ce n’est d’ailleurs pas sans nous rappeler la dernière œuvre de Ludo Katowice concernant le travail des couleurs et des formes.

Les insectes, travaillés avec des formes essentiellement géométriques et des couleurs très futuristes comme le vert fluo, le noir et le blanc, représentent les symboles d’une sous-culture qui apporterait une fraîcheur visuelle et esthétique à la société telles les abeilles qui amènent le pollen jusqu’aux fleurs.

Probablement un hommage détourné au street art et plus généralement à l’art underground , Verbo a rajouté une pointe de technologie en rajoutant des ordinateurs et des projecteurs à ses performances dans la rue avec des jeux de lumières, des peintures phosphorescentes, des vidéos digitales.. et tout ça dans la nuit.

On vous laisse regarder son blog pour apprécier toutes les succulentes performances artistiques et visuelles dont il a pu faire preuve, et avant, on vous laisse regarder la vidéo d’une de ses dernières créations « Ségnàlo » lors du festival Live Performers Meeting en janvier dernier. La vidéo permet vraiment de comprendre comment il fonctionne: une partie graff, et une autre partie où il ajoute l’animation visuelle: l’insecte se met alors à bouger et s’illuminer selon les jeux de lumière. Bref, le street art digital est né, et c’est à suivre !

Source